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BLOG NOTES

Rendez-vous à Grasla

Les vacances se terminent et l'activité littéraire reprend ses droits.

Premier rendez-vous dès le dernier week-end d'août en Vendée, très précisément les samedi 27 et dimanche 28 août. Une délégation d'une dizaine d'écrivains représentera les Hauts-de-France au cœur de la forêt de Grasla, aux Brouzils. Conduite par Annie Degroote, la romancière bien connue  elle comptera notamment dans ses rangs Elisabeth Bourgois, Hervé Leroy, Jean-François Zimmermann et votre serviteur.

Autre invité de marque, Jean-Marie Leblanc, l'ancien directeur du Tour de France, auteur lui-aussi de quelques livres à succés.

Au programme, la mise en valeur du patrimoine culturel de notre belle région mais aussi la dégustation de quelques spécialités bien de chez nous, à commencer par la bière et le Maroilles.

 

Dédicaces et salons
 

Salon le Refuge du Livre en Vendée les samedi 27 et dimanche 28 août 2022

Café littéraire de l'association Paroles d'Hucbald le samedi 17 septembre à partir de 15 h au café des Sports, 27 rue d'Orchies à Saint-Amand les Eaux, en compagnie d'Hervé Leroy.

Salon de Préseau samedi 8 octobre 2022

Cultura Hénin-Beaumont le samedi 29 octobre de 14h à 17h30.

Salon de Herlies les samedi 19 et dimanche 20 novembre

Salon de Seclin le dimanche 27 novembre

Salon de Caudry le dimanche 4 décembre

 

Liberté retrouvée

L'ami Honoré fête à sa manière la nouvelle étape du déconfinement. Bon, ce n'est pas encore l'Amérique car boire en terrasse en ce mois de mai pourri refroidit les plus assoiffés.

Mais on va braver les grêlons, histoire de retrouver le goût de l'échange dont ce maudit covid nous a privés depuis plus d'un an.

A votre santé, avec modération.

 

 

Cela continue !

Nouveau report.

Après l'annonce d'un nouveau confinement qui ne dit pas son nom, dans les Hauts-de-France, la dédicace prévue ce samedi 27 à la librairie Vauban de Maubeuge est reportée à une date ultérieure.

Outre le fait que je me faisais une joie de présenter mon roman (Quand la machine s'éveillera - Editions Nord Avril) s'ajoute la frustration de manquer les retrouvailles avec tous les amis de Sambre/Avesnois.

Patience, patience, nous finirons bien par avoir la peau de ce virus.

 

Nouvelle annulation

La dédicace programmée samedi 20 mars chez Cultura Villeneuve d'Ascq est reportée à une date ultérieure.

La direction du groupe s'appuie sur le principe de précaution pour expliquer cette décision et on ne peut qu'y souscrire. La reprise de la pandémie accentuée par les multiples variants incite à la prudence.

Nous espérons pouvoir vous présenter "Quand la machine s'éveillera" dans les meilleurs délais.

A signaler que la dédicace prévue le samedi 27 mars à la librairie Vauban à Maubeuge est, pour l'heure, maintenue.

Nous vous confirmerons ce rendez-vous dans les jours qui viennent.

Amitiés à tous 

A.S

La vie reprend

Après une longue période de somnolence due au covid, la vie littéraire reprend doucement. Les premières dédicaces de mon dernier roman 'Quand la machine s'éveillera" (Editions Nord Avril) sont programmées pour le mois de mars.

Le samedi 20 mars, de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h chez Cultura à Villeneuve d'Ascq.

Les samedi 27 mars de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 16 h à la librairie Vauban à Maubeuge.

A très bientôt

A.S

 

On y perd son latin

Jean Castex a semblé très nerveux lors de son intervention télévisée destinée à annoncer le report du confinement. Gestes saccadés, débit rapide, allocution a minima, tout indiquait que les mots qu'il prononçait n'étaient pas les siens, mais ceux du président Emmanuel Macron.

Il faut dire que depuis une dizaine de jours, le gouvernement avait préparé psychologiquement les Français à de nouveaux sacrifices. Il n'était question que de la dangerosité des variants anglais, sud-africains et brésiliens du covid, des ravages causés dans certains pays.

Tout cela pour annoncer qu'on s'accordait un nouveau temps de réflexion alors même que les scientifiques tiraient le signal d'alarme.

Emmanuel Macron, au moment de trancher, a renoncé. Sans doute pour des raisons économiques, peut-être par crainte d'une colère populaire qui aurait des répercussions sur sa candidature à un nouveau mandat, en 2022. 

Visiblement, son Premier ministre, qui  ne nourrit pas les mêmes ambitions présidentielles, n'était pas sur la même longueur d'ondes. D'où cette colère à peine rentrée qui donne quand même une impression de dysfonctionnement au plus haut sommet de l'Etat.

A.S

 

 

 

 

Jean Delebarre

 

 

"Un homme dans sa ville" comme le souligne Patrick Robert dans sa biographie consacrée à Jean Delebarre, qui vient de raccrocher son écharpe de maire de Marquette, après un quart de siècle au service de ses administrés. Après avoir, également respecté la tradition familiale puisque son père, Michel, en fut aussi le premier magistrat durant vingt ans.

C'est une page de l'histoire locale et régionale qui se tourne. Celle d'un élu de proximité qui, comme le souligne l'ancien sénateur et président de la CNIL, Alex Türk, dans sa préface, a été animé par "la volonté de servir, le goût de l'action, le respect des valeurs et une formidable rage de vivre."

Une modeste réception à l'hôtel de ville, covid oblige, a permis de rendre hommage à l'ami Jean dont la biographie, publiée aux éditions Nord Avril, passionnera les amateurs de belles histoires. L'histoire d'un homme discret et simple, urbaniste avisé, visionnaire, sportif accompli, correspondant de presse à ses heures, à l'écoute des autres à plein temps.

A une époque où l'accélération du temps balaie tout sur son passage, y compris la bienveillance envers les populations les plus fragiles, cette reconnaissance à l'égard d'un homme de terrain respectueux et profondément humain a fait souffler un vent de fraîcheur particulièrement vivifiant malgré les masques.

A.S

 

Enfants battus

Alors que BFM TV nous proposait dernièrement quatre épisodes outranciers d'un procès en cours (voir ci-contre), France 2 a fait preuve de beaucoup plus de retenue en diffusant un téléfilm "La Maladroite" tiré d'un fait-divers bien réel. Il s'agissait d'une petite fille, enfant martyr, suppliciée par ses parents jusqu'à en mourir.

La réalisatrice, Eléonore Faucher, a fait preuve d'un grand professionnalisme en refusant de céder à la facilité en ajoutant de l'horreur à l'horreur. Jamais on ne voit les coups assénés à cette malheureuse, Stella, d'une touchante sincérité. Tout est suggéré et les images insoutenables n'ont pas place dans la réflexion qui pénètre au plus profond du téléspectateur.

Le débat qui a suivi a été de la même qualité avec des témoignages forts d'adultes, à jamais marqués par les coups reçus mais toujours empreints d'une grande dignité. Bref, un grand moment de télévision dont BFM TV ferait bien de s'inspirer.

A.S 

 

Mourir à 17 ans

Au moment où la Coupe d’Europe des clubs champion de football reprend ses droits, après une interruption forcée, un garçon rêvait de débarquer à Marseille avec son club de Manchester City.

Jérémy Wisten, un ado de 17 ans originaire de Malawy, anciennement la Rhodésie, ne verra jamais la pelouse du stade Vélodrome, pas plus que les autres stades qui ont peuplé ses rêves de gosse. Il s’est suicidé dimanche après avoir appris, par les dirigeants mancuniens, qu’il n’était pas conservé par le club. Débarqué à 13 ans dans le Nord de l’Angleterre, il a vécu quatre années d’entraînement intense au sein du centre de formation. Quatre années durant lesquelles la compétition avec les autres prétendants est féroce et la sélection impitoyable. Ceux qui décrochent la timbale ont toutes les chances de devenir ces stars adulées du ballon rond que l’on s’arrache à coups de millions. Mais les autres ?

Au-delà du cas tragique de Jérémy Wisten, victime d’une dépression sévère à la suite de son éviction, se pose en effet la question des autres, tous les autres. Dans ce monde de lumières, on compte bien peu d’élus et lorsque les portes se referment définitivement pour les « loosers », les agents recruteurs s’évanouissent dans la nature avec leurs promesses. La galère commence pour ces jeunes bien souvent coupés de leur famille et du monde réel pendant leur apprentissage, puis jetés dehors sans autre forme de procès.

Au mieux, ils changent de trajectoire et abandonnent le football de haut niveau avant même d’y avoir goûté. Au pire, ils sombrent et auront peut-être droit à une minute de silence, dans ce temple qu’ils rêvaient de conquérir.

A.S

 

 

 

Nouvelles dates

Le covid est décidément l'élément destructeur de ce début de siècle, à la fois au plan sanitaire et au plan économique, social et culturel.

Les salons du livre s'annulent les uns après les autres. Après Cysoing, c'est Loos qui abandonne suivi d'Etrœungt, deux rendez-vous qui m'auraient permis d'aller à la rencontre des lecteurs, pour la sortie de "Quand la machine s'éveillera".

Heureusement, les dédicaces en librairie sont maintenues et je vous livre le nouveau programme, sachant que Lille  est toujours en attente.

Lundi 9 novembre : Club de la presse de Lille - Soirée littéraire

Vendredi 13 novembre : Marcq-en-Baroeul - Librairie La Forge à partir de 18h30

Samedi  14 novembre : Maubeuge - Librairie Vauban de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h

Samedi 21 novembre : St Omer Librairie de Longuenesse 

Samedi 5 décembre : Furet de Valenciennes

Samedi 9 janvier  2021 : Furet de Douai

Samedi 6 et dimanche 7 fevrier : salon de la Couture

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Annie la gouaille

Annie Cordy a été l’une des premières artistes que j’ai pu interviewer au tout début de ma carrière à La Voix du Nord. Les stars de l’époque, qu’il s’agisse des Compagnons de la chanson, Marcel Amont, Tino Rossi vieillissant ou Patrick Sébastien débutant, étaient facilement accessibles et d’une simplicité assez désarmante pour un jeune journaliste.

« Nini la chance » avait quelque chose en plus, la gouaille naturelle, spontanée, permanente. On tombait sous le charme dès les premiers échanges tant sa bonne humeur et son rire communicatif résonnaient dans sa loge. Instants privilégiés, instants bonheur, que l’on conserve en mémoire toute une vie.

On ne le savait pas encore, mais notre petite Belge incarnait la France des années bénies, celle du monde d’avant où tout semblait facile, à portée de main pour peu que l’on sache saisir les opportunités.

Jusqu’au bout, elle aura été fidèle à cette image radieuse et pétillante. Une image que l’on peine à imaginer aujourd’hui figée.

A.S

 

Roselyne

Le retour

Elle avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus.

Mais Roselyne Bachelot a été à nouveau touchée par le virus de la politique.

Là voilà ministre de la Culture, elle qui fréquentait les studios de télé et de radio en donnant libre cours à une liberté de ton jugée parfois peu académique. 

A 73 ans, elle se remet en marche au côté du président.

Une nomination aussi surprenante que celle de Dupond-Moretti.

La course au scoop !

La mise en scène de la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko par les services secrets ukrainiens, afin que celui-ci échappe, selon eux, aux tueurs de Poutine lancés à ses trousses, a semé le trouble dans la profession.

Comment en effet cautionner une fausse information, des fake news comme ils disent, avec la complicité d’un Etat et du journaliste lui-même.

Les Ukrainiens ont bien ri du tour joué à la communauté internationale et, bien sûr, à la Russie elle-même.

Il n’est pas sûr, néanmoins, qu’ils sortent gagnants d’une telle opération médiatique laquelle prouve surtout leur capacité à mentir et à utiliser les moyens les plus sordides pour discréditer le régime russe. Poutine aura beau jeu d’utiliser ce faux assassinat pour balayer les autres accusations, notamment celles qui concernent les journalistes russes (plus d’une vingtaine) qui ont été exécutés dans des conditions similaires depuis son arrivée au pouvoir, en 2000.

L’autre enseignement de cette supercherie, c’est cette hystérie collective qui s’empare des réseaux de communication à la moindre rumeur. Les plus grands titres de presse ont relayé l’information partout dans le monde sans prendre la peine de vérifier son authenticité. Dans la bataille des communiqués et des manipulations médiatiques ou électorales qui s’est amplifiée grâce à la sophistication des nouvelles technologies, aucun garde-fou n’a été mis en place. Les groupes de presse continuent de foncer tête baissée au moindre frémissement d’affaire. C’est cher payé le scoop falsifié.

A.S

TELEX

Les organisations syndicales et les représentants du gouvernement chargés de négocier les réformes de la SNCF seraient, paraît-il, proches d'un accord.

Il passe par la reprise d'une partie de la dette abyssale de la société par l'Etat. On parle de 30 à 35 milliards d'euros effacés d'un coup de baguette magique.

Seul regret, le principal intéressé n'est pas à la table des négociations : le contribuable qui a tout juste le droit de sortir la calculette pour chiffrer ce qui va lui tomber sur la tête.

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Autre histoire de sous, plus légère mais aussi agaçante, le radar qui ressort avec les beaux jours, comme les hirondelles. Une amende de 45 euros et un point de permis pour avoir dépassé la vitesse autorisée de 6 km, infraction ramenée à  1 km/h (91 au lieu de 90 !). 

Ce qui est fascinant, c'est cette faculté à extraire un véhicule de la meute qui roule entre Marseille et Lyon (Pierre bénite) pour l'épingler au tableau de chasse du gendarme.

Promis, la prochaine fois j'avale les 1100 km qui séparent Marseille de Lille, le nez rivé sur le tableau de bord. Et tant pis si je ne vois pas le type de devant freiner et si j'ignore les coups de klaxon rageurs du poids-lourds de derrière.

Au fait, ne peut-on mettre un radar au cul des casseurs qui se défoulent à chaque manifestation en laissant des centaines de milliers d'euros à la charge de la collectivité ?

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 Michel Platini a avoué avec un aplomb incroyable qu'il avait magouillé lors du tirage au sort du Mondial 1998 dont il avait pour partie la charge de l'organisation, ceci afin de permettre à la France et au Brésil de ne se rencontrer éventuellement qu'en finale.

Et il jure, dans le même temps, la main sur le cœur, que l'enveloppe que lui a remise Sepp Blatter pour prix de sa collaboration à la FIFA, sans contrat,  s'inscrivait dans un cadre tout à fait légal.

Pas de doute, notre Michel national est plus à l'aise quand il parle avec ses pieds.

 

GAIN DE FOLIE

Prochaines dédicaces

 

Mardi 1er mai

ARRAS

Chapiteaux Grand'Place

17ème salon du livre

De 10 h à 18 h

 

Samedi 14 avril 

Pont-à-Marcq

5ème salon des Arts et des Lettres

Salle Casadesus

de 14 h à 18h30

 

 

Les rebondissements de ces derniers jours, concernant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, me laissent personnellement perplexe. Et c’est évidemment un euphémisme.

Il s’agit d’abord d’un inextricable dossier administratif comme seule la France peut les inventer. J’avais eu l’occasion de rencontrer l’ancien maire de cette commune de Loire-Atlantique, Louis Cercleron, il y a près d’une vingtaine d’années. Il m’avait conté l’histoire de ces luttes épuisantes entre partisans de l’extension de l’aéroport de Nantes et  ceux qui, à l’inverse, souhaitaient déplacer les nuisances sonores en rase campagne. Lui-même, critiqué et parfois menacé pour ses prises de position, avait baissé les bras après avoir sacrifié sa santé et sa vie familiale. Tout cela pour annoncer un demi-siècle plus tard et après des tonnes d’études amoncelées dans des placards, l’abandon pur et simple du projet.

Il s’agit aussi d’un revirement politique. Le candidat Emmanuel Macron s’était formellement prononcé pour le respect du référendum local qui avait entériné, à une large majorité, la construction du nouveau site. Le président Macron a oublié les promesses de campagne, comme tous ses prédécesseurs. Il a préféré enterrer ses audaces de jeunesse sous une bonne couche de prudence politicienne. Et le fait d’argumenter sur l’héritage laissé par les précédents locataires de l’Elysée indique qu’il a rapidement adopté les codes en vigueur chez les détenteurs du pouvoir.

Il s’agit encore d’un curieux débat puisqu’il a été rarement question des préjudices psychologiques et financiers subis par les populations directement impactées par l’extension de Nantes. Chez les Verts, on a beaucoup argumenté sur les dommages irréversibles causés aux territoires agricoles, à la faune et à la flore environnantes.  Mais les 70.000 habitants priés d’investir  désormais dans des boites de boules Quies n’ont guère retenu l’attention de ces défenseurs de la nature.

De l’extérieur, il est évidemment compliqué de prendre clairement position sur un projet qui a usé cinq décennies d’experts et de décideurs. Les priorités des années 70 ne sont plus celles de 2018, surtout en matière d’environnement. En revanche, il est un droit immuable des démocraties qu’il convient de respecter, c’est l’autorité de l’Etat. Or, entendre certains Zadistes dicter leurs conditions au gouvernement afin de s’approprier des terres qu’ils occupent illégalement est tout bonnement scandaleux. Au journal de France 2, l’un des meneurs a clairement menacé : « Nous allons rouvrir les routes que nous bloquons depuis des années, pendant les négociations, mais nous les refermerons si nous n’obtenons pas satisfaction ! » Les combats du 21ème siècle, en ce sens, ont un goût moyenâgeux.

A.S

Première

dédicace

de l'année

 

Samedi 27 janvier 

de  10h à 19 H

Salon Amopa

Salle du Gymnase de Lille

Entrée libre

 

 

MEILLEURS VŒUX

 

        A TOUS 

 

Sans votre fidélité, ce blog ne serait pas.

Or, il vient de fêter ses 10 ans et, je l'espère,

il continuera à vous divertir, à susciter votre 

curiosité pendant de longues années.

En ce qui me concerne, j'essaierai de ne jamais

me lasser, ne serait-ce qu'en hommage à mon ami

Etienne Desfontaines qui nous a quittés en 2017.

Gardez-vous en bonne santé et vive 2018 !

 

 

GAIN DE FOLIE

(Ed. Les Lumières de Lille)

     André Soleau

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Prochaines dédicaces

Samedi 27 janvier 2018

de  10h à 19 H

Salon Amopa

Salle du Gymnase de Lille

Entrée libre

 

Samedi 3 et Dimanche 4 février

Salon de Mennecy (Essonne) et

Remise du prix littéraire.

 

Samedi 10 février 

Saint-Amand de 15h30 à 19 h

Espace culturel - Centre Leclerc

 

Samedi 17 février

Salon du livre de La Couture

De 10h à 19 h

Entrée libre

 

Samedi 17 mars

Librairie Cultura

De 15 h à 19 h

Route de Roncq

Neuville-en-Ferrain

Vendredi 23 mars

A partir de 20 heures

Médiathèque de

Phalempin

 

Samedi 24 et dimanche 25 mars

Salon du livre de Bondues

De 9 h à 19 h 30

 

Samedi 31 mars

A partir de 10H30 

Librairie La Forge 

Marcq-en-Baroeul

 

Samedi 7 avril

Maubeuge

Librairie Vauban

De 15 h à 19 H

20, Avenue Mabuse

 

Samedi 14 avril 

Pont-à-Marcq

5ème salon des Arts et des Lettres

Salle Casadesus

de 14 h à 18h30

 

 

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Jusqu’à quand ?

 

Emmanuel Macron a une curieuse conception de la solidarité. Son gouvernement décide de baisser de cinq euros les aides personnalisées au logement (APL). Soit ! On pouvait penser que les économies à réaliser pouvaient cibler une autre catégorie de Français que celle des ménages modestes et des étudiants. Cette mesure improvisée n’a pas fait l’unanimité, loin s’en faut, et a entraîné une chute de popularité vertigineuse du président et de son Premier ministre.

En général, lorsque les dirigeants s’aperçoivent de leur erreur, ils rectifient le tir. Pas Emmanuel Macron qui s’en prend aux propriétaires et aux bailleurs sociaux en les exhortant à baisser les loyers, au nom de  la « responsabilité de chacun ». Il se dit surpris du « silence collectif ».

Exiger un effort de solidarité en opposant les locataires aux propriétaires, voilà qui n’est pas banal. Surtout dans un pays où les taxes et impôts divers ont explosé sous le précédent quinquennat, où plus de 50% des foyers sont exemptés de fiscalité directe, où la CSG va augmenter d’1,7 point à partir du 1er janvier 2018, où les retraites sont gelées depuis plusieurs années, tout comme les barèmes des fonctionnaires, où l’ISF, un impôt sur l’impôt, a déjà fait fuir toutes les grandes fortunes du pays, ce qui fait le bonheur de nos voisins.

Pourquoi, dans ces conditions, ne pas obliger les chefs d’entreprise à augmenter d’autant leurs salariés, afin de financer la perte de pouvoir d’achat ? Pourquoi ne pas demander à tous les parlementaires d’abandonner leurs privilèges historiques, dans un souci d’exemplarité ? Pourquoi ne pas plafonner les salaires indécents des stars du football pour financer des actions d’intérêt public ?

Encore une fois, ces déclarations à l’emporte-pièce exhalent une forte odeur d’amateurisme. La France mérite une politique ambitieuse qui s’inspire des réussites étrangères. La croissance se fait sentir partout, le chômage baisse significativement ailleurs et nous continuons  à jouer les autruches, la tête dans nos contradictions et dans nos lacunes.

Jusqu’à quand ?

A.S

 

 

Mieux vaut tard…

Au mois de mai 2006, en visite à New York, j’avais été frappé par une plaque commémorant la visite de Pierre Laval à Broadway, plaque scellée sur la célèbre avenue Manhattan. D’autant plus choquant qu’elle voisinait avec celles de Ben Gourion, le fondateur d’Israël, de Churchill et de De  Gaulle.

Laval, jeune président du Conseil de la Troisième République à cette époque, avait été élu homme de l’année en 1931 par le magazine Times. Rappelons qu’il fut fusillé à la Libération, pour haute trahison, après avoir été l’une des pièces majeures du régime de Vichy, avec Pétain, et l’artisan de la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Difficile de comprendre qu’un hommage aussi prestigieux soit rendu encore de nos jours  à un tel individu, même si l’on peut penser que le New Yorkais est plus habitué à regarder les gratte-ciel que les trottoirs.

J’avais donc écrit au New York Times, à l'AFP ainsi qu’à l’ambassade d’Israël pour m’étonner de cette incohérence scandaleuse.

Lettre restée sans réponse.

Les événements de Charlottesville, en Virginie, ont fait ressurgir les démons du passé à savoir le racisme, la haine et la violence. Elles ont aussi contribué à réveiller les consciences puisque le maire de New York, n’ayant pas de statues d’esclavagistes à déboulonner et songeant à sa réélection, face à une forte communauté juive, a décidé d’enlever la plaque de Laval.

Au passage, il supprimera également celle de Philippe Pétain laquelle datait également de 1931 et rendait hommage au héros de Verdun.

Donald Trump, sans le vouloir, a ainsi réparé  un outrage infligé à l’Histoire.

(Voir ci-dessous, le courrier en question).

A.S

 

 
 
Dear sir,
 
          While visiting my son in New York this week, I was stunned and annoyed to see the name of Pierre Laval glorified on Broadway street . Laval was a prominent figure of the Vichy government in France during WWII, in charge of the anti-Jewish activities during the German occupation. He created the Vichy Milice, the wartime secret police and was acting as the main armed force for the Gestapo. He was executed in 1945.
            His name though, figures today on a commemorative inscription on the Broadway pavement near Wall Street NY, (probably celebrating  his visit in 1931?), about 20 yards away from other commemorative inscriptions including Jesse Owens the man who dared defying Hitler during the Olymplics in 1936. David Ben Gourion’s plaque is some 30 yards away and so are veterans of the US Navy, Churchill, Eisenhower or De Gaulle.
I must admit, putting my foot and then glancing at this dreadful name disturbed me, as it probably disturbs thousands of visitors everyday. How could the country of  Freedom and melting pot, how could the most cosmopolite City in the world praise a former war criminal. I’d like to know the reason.
 
Looking forward to your response,
 
Sincerly yours
 
Andre Soleau
 
 

Une affiche insolite

Cette fois, c’est fait ! Le Brésilien Neymar sera bien la prochaine recrue du Paris-Saint-Germain puisque les 220 millions de la clause libératoire exigée, par Barcelone, pour son transfert, seront acquittés. Ajoutons à cela les 30 millions d’euros nets annuels pour le salaire de la star, les primes versées au père et au joueur et l’on atteint des sommes astronomiques. On évoque un montant total de 700 millions d’euros pour les cinq années de contrat.

Hasard du calendrier, le premier match de championnat du PSG, programmé ce samedi 5 août au Parc-des-Princes, opposera  l’ogre qatari au petit poucet et nouveau promu, Amiens, qui évoluait encore en National lors de la saison 2014-2015.

Autant dire que l’on ne joue pas dans la même cour entre les deux adversaires. Le budget total du club picard, s’élève à…22 millions d’euros ! Les dirigeants pourraient à peine s’acheter quelques orteils de la star brésilienne. Ils viennent par ailleurs de lancer une campagne de financement participatif, auprès de leurs supporters, pour acheter une tribune provisoire de 1500 places, d’une valeur d’environ 100.000 euros sur le marché de l’occasion. Ils ont pour l’instant réuni moins de 10% de l’objectif affiché.

C’est le charme et la glorieuse incertitude du sport, diront les plus optimistes. A Paris on flambe, en Province on compte ses sous. Un constat que l’on pourrait parfois  dresser ailleurs que sur les terrains de foot, non ?

A.S

Adieu Etienne

 

Nous devions déjeuner ensemble le 17 août prochain pour évoquer le futur de notre collaboration et les nouvelles orientations de  notre blog.

 Il débordait d’enthousiasme et d’ambition, évoquait ses projets avec l’excitation d’un jeune reporter. Etienne Desfontaines nous a quittés dans la chaleur d’un mois de juillet incandescent, un peu à son image.

C’était un être délicieux,  toujours à l’écoute des autres, quelqu’un de bienveillant au  sens le plus noble du terme, peu doué pour les polémiques qui peuplent aujourd’hui les réseaux sociaux mais, à l’inverse, curieux de tout, cultivé et profondément attaché à cette région des Hauts-de-France qu’il chérissait.

C’était aussi un correspondant de presse rigoureux même si l’écriture n’aura  été qu’une parenthèse passionnelle dans une carrière professionnelle bien remplie. Il savait trouver le mot juste parce qu’il possédait le vocabulaire de l’âme.

C’était surtout un ami sûr avec lequel une complicité naturelle s’instaurait de manière spontanée. On savait qu’il serait toujours à nos côtés dans les moments les plus compliqués. Sauf aujourd’hui où son absence est terriblement cruelle.

A.S

 

L'opération Dynamo

du  français Jean Vayssouze

 

 

 

Ce sont des histoires perdues. Parce que le temps passe. Parce que la surface de la vie les recouvre d'une pellicule opaque. Et soudain, un évènement surgit. Qui ramène tout, au coeur de la conscience.

 

Christopher Nolan et ses stars accumulent les Unes des medias en ce moment. On évoque l'opération "Dynamo"'. On la raconte à grands coups de plans medias, de vedettes américaines dans les rues de Malo-les-Bains, de montages de figurants et de files interminables de personnages en tissus sur une plage interdite en février à ses promeneurs habituels. Les décors sont impressionnants.. Un avion d'époque passe et repasse dans le ciel. On filme une masse de personnages en uniformes des années 40 soit-disant paniqués, sur une jetée où les estivants vont promener leur chien.

 

Mais tout cela n'a rien à a voir avec la réalité. C'est un film à grand spectacle. Ce n'est qu'un grand "Barnum"  Une machine à faire de l'argent, comme le film de Dany Boon à Bergues. La municipalité de Dunkerque ne s'en cache pas d'ailleurs, qui veut surfer sur le film de Christopher Nolan  pour attirer un maximum de touristes. Et il n'en restera rien, cinq ans, dix ans plus tard. Parce qu'on ne travestit pas la réalité. Parce qu'on ne se sert pas de l'histoire pour créer une émotion, fugace et mercantile.

 

La réalité, moi, je l'ai entendue d'un homme qui  n'avait pas vingt ans au moment des évènements. Il s'appelait Jean Vayssouze. Il avait abouti, allez savoir pourquoi, dans l'industrie du médicament. Il visitait les pharmaciens des hôpitaux du Nord Pas-de-Calais. Je lui ai succédé dans les années 1980. Et il m'a raconté ce qu'il a vécu entre Grande-Synthe et Zuydcoote. L'arrière pays de Dunkerque, il le connaissait sur le bout des doigts. Teteghem : anéantie ! Coudekerque-Branche : des rues jonchées de débris, Leffrinckoucke et Capelle-la-Grande, réduites à néant ! Les maisons abattues, les rues  encombrées de cadavres, les bombardements et l'arrivée des allemands de l'autre côté du canal.... Il m'a tout raconté. Entre deux pharmacies d'hôpitaux.

 

C'est dans cet univers  qu'il a survécu. Sans savoir pourquoi. C'est dans cet enfer qu'il est tombé.Sans savoir ce qui lui arrivait. Et c'est ici, à l'arrière des plages, qu'on lui a ordonné, lui, le français, de tenir bon et de repousser le plus longtemps possible les allemands, pendant que les anglais se mettaient en ligne et montaient dans les bateaux.

 

Jean Vayssouze n'est jamais monté dans un bateau ! Il a été fait prisonnier. On l'a emmené à pied, jusqu'en Allemagne de l'Est. Et il n'est rentré en France, qu'à la toute fin de la guerre. C'était un ami. C'est à lui que je pense, au moment de la sortie du film de Christopher Nolan.

 

Etienne Desfontaines

 

"Gain de folie"

sélectionné

 

 

Communiqué de l'Adan (Association des auteurs du Nord) (Hauts de France)
 
Le comité de lecture chargé de la présélection des cinq nominés pour le Prix ADAN 2017  s'est prononcé.
55 ouvrages présentés, 5 nominés, 50 déçus, mais aucun de ces derniers n'a démérité car il faut du courage pour participer.
Donc, sept mois ont été nécessaires à notre comité de lecture pour lire, relire, hésiter, se concerter et enfin trancher, parfois dans la douleur tant est immense le talent de nos auteurs des Hauts-de-France.
Le principal enseignement que nous tirerons de cette première expérience est que notre territoire est un impressionnant vivier d'écrivains.
Nous remercions tous les auteurs qui ont participé à cette première édition du Prix littéraire de l'ADAN et leur souhaitons de continuer d'assouvir leur passion de l'écriture avec toujours autant de bonheur.
 
Les cinq nominés sont :
- Francis ESSIQUE, avec "Le numéro que vous demandez", chez Ravet-Anceau
- Pierre ZYLAWSKI, avec "J'ai dix ans, mais...", chez Le Riffle
- André SOLEAU, avec Gain de folie, chez Les Lumières de Lille
- Philippe DELANGHE, avec "Le sommeil des nymphes", chez Ravet-Anceau
- Lucien SUEL, avec "Angèle ou le syndrome de wassingue", chez Cours-toujours
 
Le jury souverain qui, à partir de ces cinq nominés, attribuera le Prix du roman de l'ADAN 2017 sera composé d'une sélection de libraires de la région des Hauts-de-France, adhérents de l'association Libr'Aire.
 Le verdict ne sera connu que le 18 novembre à 20 heures, lors de la remise des prix dans une salle lilloise.
 
Pour qu'un Prix littéraire soit crédible, il importe avant tout que le jugement apporté en toute impartialité ne repose que sur les valeurs de l'écriture et de l'intérêt du récit, en l'absence de tout préjugé né de la notoriété de l'auteur. Bien sûr, on ne peut nier la subjectivité attachée à tout jugement humain, mais soyez assurés que les membres du comité de lecture n'auront cédé à aucune pression. Sachez aussi que durant les sept mois consacrés à leurs lectures, ils n'ont pu se livrer à leur occupation préférée, l'écriture ! 
 
Jean-François Zimmermann
Président de l'ADAN, association des auteurs des Hauts-de-France

http://adan5962.e-monsite.com/
Membre de l'AEB, association des écrivains bretons
http://www.jfzimmermann.com
N° téléphone : 03 20 14 04 84
 
Garanti sans virus. www.avast.com

Le trottoir d'à côté

 

 

 

C'est une humeur. Un sentiment qu'on perçoit au coeur de Lille, comme dans toutes les cités de France. "Tu verras bien qu'un beau matin fatigué, j'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté..."  La chanson d'Alain Souchon date des années 70. Il y allait de sa voix douce : "Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi, assis par terre comme ça..." Les évènements de 68 étaient passés par là. Les trente glorieuses battaient pourtant leur plein. L'inflation caracolait. Le moindre investissement prenait dix points en trois jours. Et Valery Giscard d'Estaing soutenait Simone Veil, qui défendait sa loi contre l'avortement. On venait de mettre fin à la guerre du Viêt Nam. La vie était belle. Mais la France s'ennuyait...

 

La rengaine de Souchon est toujours de mise. Nous venons de vivre une épopée électorale. Annonces de candidatures, primaires de droite, primaires écologistes et primaires de gauche, premier tour et second tour de l'élection présidentielle. Nous avons fait table rase du personnel politique. Mais le 7 mai a sonné le glas de notre investissement dans la vie publique. Les législatives ont connu une abstention record. Jusqu'à plus de la moitié des inscrits au second tour. Comme si tout cela n'avait plus d'intérêt.

 

Le nouveau locataire a pris les clefs de l'Elysée ? Parfait. Rendez-vous dans cinq ans ! Nous, nous attendons fin juin, les vacances et la rentrée. Chacun est retourné chez soi. Le désistement et la résignation sont perceptibles. Dans la rue, dans les dîners en ville, dans les entreprises et les fêtes d'écoles. Dans la tête des bacheliers en peine de choisir leur orientation. Dans le porte-monnaie des retraités qui va subir l'augmentation de la CSG sans la moindre récupération.

 

"Tu verras bien qu'un beau matin fatigué, j'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté..." Ils sont 341 élus macronistes à l'Assemblée nationale. Le savent-ils vraiment ? La moitié de la France leur a dit : "débrouillez-vous !" Et l'autre moitié n'en a rien à faire. Ils ont mené une campagne tambour battant, sans rien connaître pour beaucoup de la vie politique. Sans avoir affronté la révolte des quartiers, sans avoir appris à travailler l'humain au corps à corps, maison par maison, appartement par appartement, dans l'intimité d'une permanence et dans la gestion, par exemple,  des subventions municipales aux associations !

 

Les français le savent. Ils voient bien cette jeunesse qui afflue au Palais Bourbon. Ils se sont visiblement défaussés, pour ne pas tomber dans l'ornière de extrêmes. Mais le président peut bien faire le beau, jouer du tennis en bord de Seine pour vendre les JO de 2024 à Paris,  ils n'y croient pas vraiment ! Et ils ont la rengaine d'Alain Souchon dans la tête : "Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi, assis par terre comme ça..." La rentrée 2017 ne sera pas chaude. Elle sera éteinte.

 

Etienne Desfontaines

 

 

 

 

 

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Publié par SOLEAU

« Oh, un écureuil ! Comme il est mignon !

  • Ce n’est pas un écureuil, mais un rat-écureuil ! Il paraît que ça pullule dans le Sud.
  • C’est quoi un rat-écureuil ? 
  • C’est un croisement entre les deux races. » 

La discussion entre les trois ados – 17 ans, 15 ans et 11 ans – s’engage. D’un coup, l’animal n’a plus rien de mignon pour l’un, un être hybride, différent et donc suspect. Un étranger chez ses congénères.

Pour la deuxième, plutôt écolo, il est surtout question du réchauffement climatique. Ce pauvre animal est obligé de prendre des risques insensés pour se désaltérer avec l’eau de la piscine, bourrée de chlore.

La troisième, un peu fleur bleue, y voit surtout une belle histoire d’amour entre deux animaux que tout oppose, l’un vivant plutôt dans les arbres, l’autre dans les égouts.

La tentation est trop forte. Voilà un devoir de vacances tout trouvé qui occupera les esprits durant cette canicule qui réduit l’activité physique à sa plus simple expression. Chacun devra écrire une nouvelle et la soumettre à un jury composé des parents et grands-parents. A la clé, une remise de médailles, un podium et un cadeau pour chaque participant.

Nous ne dévoilerons pas le résultat du vote du jury : secret de famille ! En revanche, si des internautes veulent participer par le vote du public…

Mieux même, cela donnera peut-être des idées à d’autres pour occuper intelligemment les vacances. A partir d’une simple photo, réfléchir sur le réchauffement climatique, le racisme ou l’amour sont des thèmes d’actualité vus par la nouvelle génération qui nous changent des vociférations de nos députés.

Et pour les instigateurs du concours, deux jours de tranquillité où l’on entendait une mouche voler. Reposant dans un premier temps ! Mais attention, les ados ont mis à contribution les anciens en leur proposant le même exercice, sur un autre thème.

C’est en discussion, mais ils n’y échapperont pas. Et là, pas de cadeau en vue.

Les nouvelles ont été notées sur 20 : 5 points pour le style, 5 points pour l’originalité, 4 points pour la chute, 3 points pour le vocabulaire, 2 points pour l’orthographe et un point pour le titre.

 

NOUVELLE NUMERO DEUX

 

LE SAUT DU VIEUX CHENE 

Il fait beau aujourd'hui. Le soleil irradie le vieux chêne de ses rayons lumineux. Un vent doux souffle dans les branches de l'arbre, balayant les feuilles qui se balancent joyeusement. Les oiseaux, perchés dans les cimes du chêne, bercent les bois d’une belle mélodie. Le printemps s'est levé ; les fleurs éclosent après un hiver glacé et s'ouvrent pour recevoir la chaleur tant manquée.

C'est une belle journée pour mourir.

 D'après mes souvenirs, le vieux chêne a toujours été là. Été comme hiver, il se dressait fièrement au milieu des conifères malgré son grand âge. On m'a raconté qu'avant même ma naissance, il était là, et qu'il devait avoir au moins cent ans à présent. Je ne crois pas vraiment aux légendes, mais maintenant que je me retrouve tout en haut, surplombant la forêt, je veux bien croire que ce chêne est spécial. Il dégage une aura majestueuse jamais perçue auparavant.

Et c'est de ce chêne que je m'apprête à sauter.

Comme c'est ironique, pour un écureuil, de mettre fin ses jours en sautant d'un arbre. J'imagine que nos cousins les écureuils volants s'évanouiraient s'ils me voyaient. Mais ma vie, longue série de traumatismes, d’erreurs et de rejets est devenue trop pénible. Je veux rejoindre un endroit qui sera prêt à m'accepter, moi, le fruit de l'union de deux races différentes. Moi, un écureuil rat.

Je crois en la réincarnation. Après ma mort, peut être que je serai réincarné en un écureuil normal et sans défaut. Je le souhaite.

Je suis prêt. Et d'un bond…

Je saute.

La sensation est étrange. Le vent siffle à mes oreilles avec violence, et le sol se rapproche de plus en plus au fil des secondes.

Quarante-cinq mètres me séparent du sol.

Lorsque j'étais petit, je me souviens avoir demandé aux vieux sages ce qu'était la mort, après avoir entendu ma mère en parler. Ils m'avaient répondu que c'était le moment où tout s'arrêtait, où tout prenait fin, et où rien n'avait d'importance. Ils avaient ajouté qu’à ce moment-là, certaines personnes pouvaient voir leur vie entière défiler devant leurs yeux. Le petit écureuil naïf et crédule que j'étais les avait crus et avait espéré pouvoir revivre sa vie une dernière fois avant de mourir.

À présent, c'est le contraire. La dernière chose que je souhaite est de revivre cet enfer. Mais il semblerait que le ciel ait voulu être cruel avec moi une dernière fois.

Car déjà, mon champ de vision s'obscurcit et les souvenirs envahissent ma mémoire.

La nuit vient de tomber, les étoiles illuminent le ciel. La mousse sous mes pattes est agréable, et pourtant, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Des éclats de voix me parviennent du nid de Maman, quelques branches plus bas. Mon petit corps crapahute de branche en branche pour écouter la conversation. Je reconnais la voix du chef de la tribu :

« - Enfin, Châtaigne, tu ne peux pas garder cette immondice avec toi. Rien qu'à voir ses deux yeux rouges et sa tête de monstre, on sait qu'il n'est pas normal ! Je ne sais pas comment tu fais pour supporter sa vue chaque jour. Il ressemble tellement à son père…

  • Je sais bien, Marron. Dès que je le vois, je vois son père. Mais la tribu manque de petits et les pertes se font de plus en plus nombreuses.  On ne peut pas se permettre de perdre le moindre nouveau-né. Pas même le plus monstrueux. »

Choqué, je me fige. C'est bien la voix de Maman. Et ils parlent… de moi ? 

« - Alors tu le détestes réellement, je ne m'étais pas trompé. Tu es sûre que tu ne veux pas t'en débarrasser… ? Si je fais ça discrètement…

  • Non, je vais le garder. Même si le voir m'est insupportable… je vais persévérer. La survie de la tribu est en jeu.
  • Très bien, c'est ton choix. Mais si tu venais à te lasser… tu sais où me trouver. »

Tremblant, je retourne sur ma couchette en espérant ne pas m'être fait repérer. Ma mère me déteste.

Je rouvre les yeux.

Trente-cinq mètres. 

La chute continue, toujours plus rapide. Je m'enfonce encore plus profondément dans mes souvenirs.

C'est le jour des récoltes. L'automne s'est installée avec ses magnifiques couleurs de rouge, d'orange, de marron ou de jaune. Les petits écureuils sont chargés de récolter des glands, des noisettes, des graines d'érable ou de conifères pour subsister à l’hiver. Au milieu des petits, je subis les regards mauvais de mes camarades sans broncher. Je peine à dénicher quelques marrons, et mon butin est bien maigre. L'un des petits s'approche de moi, intrigué :

« - Euh… bonjour. Tu t'appelles Pin, c'est ça ?

Le premier de mes camarades à m'adresser la parole. La joie explose dans ma poitrine. Le petit baisse les yeux vers mon tas de provisions.

« - Il n'y en a pas beaucoup, dis donc ! Tu veux que je t'en donne ? J'en ai chipé quelques uns à Papa. Comme ça, quand tu rentreras au village, on croira que t'en as trouvé beaucoup !

  • C'est vrai ? Tu ferais ça pour moi ? »

Je peine à y croire. Marron sera tellement fier de moi quand je rentrerai ! L'écureuil se dépêche de me donner quelques châtaignes et je les place sur mon tas. C'est alors qu'il se met à hurler.

« - Papa ! Papa ! C'est le monstre !  Il m'a volé mes châtaignes ! Regarde sur sa pile !

  • Q…quoi ?! Non ! Il me les a données ! »

Tous les regards se posent sur moi. Le père du petit accourt aussitôt et s'empresse de le récupérer, lui reprochant de s'être approché de moi. Je reste pétrifié sur place, incapable de bouger.

Le temps s'écoule lentement, seconde après seconde.

Vingt-cinq mètres.

Il fait sombre. Le soleil est caché derrière les nuages. Une odeur de brûlé me parvient. Alerté, je me mets à courir. Je ne me suis absenté que de quelques heures, le temps d'inspecter les environs pour vérifier si un renard s'était établi près du village. Que s'est-il passé ?

J'atteins le village. Seulement, les ruines qui s'étendent devant mes yeux ne sont pas mon village. C'est impossible. L'odeur de brûlé me pique le museau. Paniqué, je cherche le chef de la tribu à travers la fumée qui me brûle les yeux.

« - Marron ! »

Je le trouve enfin, dans son nid, posté sur la plus haute branche de l'arbre. Il se tient face au cadavre de sa compagne. Je pousse un hoquet de stupeur.

« - Marron… je… je n'ai pas pu trouver le renard. J'ai échoué… pardon. Et… je suis sincèrement désolé pour Noix.

  • Toi ! Comment oses tu revenir après ce que tu as fait ! C'est de ta faute ! Tu as mené le renard au village ! Regarde autour de toi ! C'est de ta faute ! »

Il souffre. Sa voix tremble de rage et de tristesse. Je ne sais que faire face à un tel flot d'émotions.

« - Marron…

  • Tu es banni. Je ne veux plus te revoir. Ne reviens jamais.
  • A… attends ! Ce n'est pas ma faute, je te le jure ! »

Il ne m'écoute déjà plus. Dévasté, je dois me résigner à partir. Les survivants me dévisagent de leurs yeux scrutateurs, me rendant responsable de tous leurs malheurs. La honte me pèse. Je viens d'être désigné comme traître de la tribu, et d'être banni à jamais.

Quinze mètres.

Mon retour à la réalité est brutal. Des souvenirs enfouis profondément dans ma mémoire ressurgissent sans prévenir. Mais le pire est encore à venir. Mes yeux se ferment malgré moi ; le prochain souvenir fait son apparition.

Je traverse le sombre labyrinthe, accompagné du groupe de rats qui m'escorte. L'eau verdâtre s'écoule près de nous, et l’odeur de cadavres en décomposition flotte dans l'air. Des détritus jonchent le sol çà et là. J’ai du mal à imaginer mon père vivant ici.

Quand nous arrivons au village, ma surprise est immense. Il fourmille d'activité, des rats mâles et femelles allant de part et d'autre des canalisations. Le groupe m'emmène dans une pièce – des cachots, probablement - où ils me demandent d'attendre. Quelques minutes plus tard, le vieux rat revient suivi d'un autre rat, plus jeune, dont les pattes sont attachées par des liens solides. C'est un prisonnier.

« - Regarde, Cacahouète, qui est venu te rendre visite. Il dit être ton fils. »

Le prisonnier lève vers moi ses yeux d'un rouge profond, comme les miens.

« - Tu ressembles à Châtaigne. »

Il a prononcé ces mots d'une voix rauque.

« - Notre petit… »

La colère déforme ses traits.

« - Nous nous aimions... mais sa tribu ne l'a pas toléré. Une relation entre deux races totalement différentes. Une chose qu'elle ne pouvait admettre. Nous nous voyions en cachette. Jusqu'au jour où elle a tout découvert. Alors elle m'a attaqué… et pour me défendre, j'ai dû tuer… »

Sa voix tremble.

« - J'ai dû tuer son père. Elle ne me l'a jamais pardonné. Après ça, elle m'a haï et rayé de sa vie. J'ignorais qu'elle portait un petit. Et quand je suis rentré, le vieux chef m'a fait enfermer pour trahison. »

Je reste interdit face à de telles révélations. Les doutes entourant ma naissance enfin dissipés, je dois tout de même demander à mon père s'il m'est possible de vivre à ses côtés. Je suis prêt à le suivre jusqu'en prison s'il le faut.

« - Alors... tu détestes ma mère pour ce qu'elle t'a fait, n'est-ce pas ?

  • Elle est la source de tous mes malheurs ! Je l’exècre, elle et tout ce qui touche, de près ou de loin à son pelage de putois ! Y compris son fils. »

Sa réponse me fait l'effet d'un coup dans le cœur. Pas d'erreur possible. Mon père ne m'acceptera jamais.

Cinq mètres.

Je ne suis pas prêt à affronter le dernier souvenir. Le plus douloureux… celui dont j'aurais préféré ne pas me rappeler.

Un jour ensoleillé. Erable et moi, compagnons de quelques mois, partons chasser de bonne heure. Il fait bon, l'herbe est douce sous nos pattes. Un moment idyllique. Erable veut explorer, s'aventurer, encore plus loin. Je lui dis de faire attention, mais elle ne m'écoute pas, comme toujours. Je lui cours après, lui dit de ralentir, de s'éloigner. C'est dangereux… le territoire des renards. On va se faire attraper. Je l'appelle. Je ne la vois plus. L'odeur des renards se fait plus forte. Où est Erable ? Je l’appelle plus fort. Des bruits de pas résonnent. Les renards arrivent. Je dois fuir. Je continue de crier son nom, en vain. Acculé, je n'ai d'autre choix que de battre en retraite.

Erable n'est plus là… et pourtant c'est sa silhouette familière que je reconnais dans le nid, assise tranquillement, fredonnant. Je n'y crois pas. C'est un rêve… et pourtant elle est bien réelle. Elle parait surprise.

« - C'est toi, Pin ? »

Nulle trace de soulagement.

« - Quelle déception… moi qui voulais te tuer sans trop d'effort… »

L'incompréhension se peint sur mon museau. Ça paraît l’amuser.

« - Ah… peut-être que tu ne te souviens pas… Le nom de Noix t’évoque quelque chose ? »

Je sursaute.

« - Donc tu te souviens. Elle est morte à cause de toi. C'était ma mère. Mais maintenant, je peux enfin la venger. »

Paralysé, je ne bouge plus. Erable s'approche. Toujours plus près. Elle me pousse.

Je tombe.

Quatre mètres.

Les branches s'accrochent à mon pelage.

Trois mètres.

Les feuilles me fouettent le museau.

Deux mètres.

Je percute le sol avec un bruit sourd.

Un mètre.

Et, comme par miracle, je survis.

Je suis mort.

 

Je me réveille en sursaut. Une brise légère effleure ma queue touffue. Le soleil éclaire mon nid de mousse fraiche. Un délicieux fumet vient me chatouiller le museau. Au-dehors, j'entends Maman qui m'appelle.

« - Pin ! Tu es réveillé ? »

Lentement, je descends les branches du vieux chêne et rejoint ma mère.

« - Bonjour ! »

Je repère immédiatement les noix grillées disposées devant elle.

« - Hmm…

  • N'y pense même pas ! C'est pour Conifère. »

Je bougonne, mais je finis par accepter de les lui apporter. Lorsque j'approche du nid du vieux sage, celui-ci est en pleine conversation avec les petits.

« - Alors… c'est vrai ? On se réincarne quand on meurt ? Mais en quoi ?

  • Ça dépend… la plupart du temps, dans l'objet de tous nos désirs. Et puis, on oublie tout !
  • Quoi ? Mais pourquoi ?
  • Pour avoir la chance de vivre une nouvelle vie à chaque fois. Mais le plus important, c'est d'y croire très fort !
  • D'accord, Conifère ! »

Quels petits imbéciles naïfs. À toujours croire ce qu'on leur dit, ils ne feront pas long feu. Enfin, il est vrai que j'étais pareil à leur âge. Je dépose les noix, puis je m'éclipse discrètement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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